Grand courageux et inconscient que je suis, j'ai décidé d'attaquer certains recoins de Pressac proches de la maison qui nous déshonorent par l'abondance de ronces et autres semblables.
Ce jour, j'ai donc " plongé dans une mer d'orties", plus hautes que moi de vingt bons centimètres !
Que faire ?
Je venais de plonger... je ne pouvais donc point nager !
J'ai donc fauché... en faisant toutefois attention à choisir chaque fois le bon angle d'attaque... sinon l'ortie pouvait me tomber dessus - ce qui arriva plusieurs fois, esprit de sacrifice - " noblesse oblige " ! - je suis donc à cet instant tout brulant... pas nécessairement de charité !
Et comme dés lors que vous fauchez il vous faut aussi songer... j'ai donc songé...
A la liberté et aux libérés d'hier et d'aujourd'hui, otages ou prisonniers...
J'ai songé aussi à des écrivains récemment disparus, auxquels je n'ai pas encore rendu hommage alors que leur écriture, devenue pour moi fort importante au fil du temps, m'a conduit au songe, au rêve...
Je veux parler d'Albert Cossery dont " Les Fénéants de la Vallée des Rois" et ses autres rares titres demeurent une invitation à poser la faux et à aller le relire quelque soit l'urgence de la tâche... qui peut attendre, mais pas ses livres !
Je veux aussi parler de Mario Rigoni-Stern avec qui j'ai, par ses mots, été chassé la grouse et le cocq de bruyère dans le Haut-Adige, sans oublier ses récits de guerre dans lesquels son sens de la nature cotôyait le tragique de la situation...
J'y ajoute André Dhôtel qui faisait sortir de l'improbable-incertain la plus belle des rencontres, celle que je connais avec G..... à qui je songe plus encore au bout de cette page !
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