NOURRIR :
* Lorsque je suis arrivé en Mauritanie, envoyé d'autorité par un bailleur de fonds, avec comme charge " le financement du secteur privé ", un Plan d'Ajustement Sectoriel Agricole ( PASA ) avait été signé dans le cadre d'un plan plus global d'ajustement dont l'initiateur était le F.M.I. et les partenaires, le gouvernement du pays d'un côté, l'ensemble des bailleurs de fonds de l'autre.
Dans le cadre de ce PASA, fut mis en place une association de riziculteurs, chargée notamment de la production de semences sélectionnées, de la formation des exploitants à la comptabilité agricole, de la formation à l'emploi et à la maintenance de moto-pompes ( sur le fleuve Sénégal ), de celle de chauffeurs-mécaniciens de moissoneuses-batteuses.
Quelques tracteurs et d'autres matériels de culture furent également importés... par nécessité vu l'état du parc.
Un Crédit Agricole Mutuel fut créé, composé d'une Caisse Centrale et de deux caisses locales à Rosso et à ... ? dont j'eus l'honneur de co-présider les assemblées générales constitutives pour le compte de la communauté des Bailleurs au côté d'un représentant du Ministère de l'Agriculture.
( Tout ceci dans un pays où la préférence des consommateurs allait vers les brisures de riz plutôt que vers le riz entier, où la capacité de traitement du riz de qualité produit sur place était insuffisante et où des bateaux rodaient au large des côtes aux câles pleines de brisures... et de rats ! )
Dieu et Allah savent que, malgré les accords signés, rien ne fut facile, ni évident...
Aujourd'hui je m'interroge, à la lecture de ce qui est dit à propos d' " émeutes de la faim " dans ce pays, pour savoir si les institutions crées, les formations dispensées, ... etc... ont été pérénisées - je n'en sais strictement rien - et donc si toutes les continuités nécessaires ont été assumées tant par les Autorités que par les Bailleurs : " Cent fois sur le métier... etc... "
* En bas de page du bulletin de " Pour un sourire d'Enfant - www.pse-.asso.fr ou pse@site-pse.org - , association fondée par Christian et Marie-France de Paillères, qui oeuvre à Pnom Penh en faveur des enfants des décharges, ce petit insert : " Une Catastrophe pour nos familles : Après l'énorme inflation sur le porc et le poisson, le doublement du cours mondial du riz met en danger l'alimentation de nos familles et de notre budget car nos besoins s'élèvent à 16 tonnes de riz/semaine, aujourd'hui monté à 500 $/tonne, soit un budget de 300.000 € /an. Il faut trouver des solutions... "
* " Le Monde " daté d'hier - Mardi 10 juin 2008 - www.lemonde.fr - publie un papier de Philippe Bernard " Coup de torchon à la bananeraie " à propos de la situation dans la région bananière camerounaise du Penja, au-dessus de Douala.
Il se trouve que j'ai eu la charge d'organiser la prise de participation d'une filiale de mon employeur, juste avant que je ne sois affecté en Mauritanie;
Il se fait que j'ai passé des heures et des heures sur ce dossier tant sur place qu'à Paris... que j'ai du convaincre l'entreprise concernée d'agir " droitement " au sein d'un milieu professionnel assez irrégulier dans ses comportements...
Je ne sais pas plus comment l'entreprise française concernée a évolué... il semble qu'elle soit passée de l'indépendance à la filialisation U.S. ... je sais avoir regretté une cession infiniment trop rapide de la participation souscrite, à seule fin de plus-value... alors que, de toute évidence, il était nécessaire de rester vigilant et de maintenir un " encadrement " permanent de qui de droit.
Neuf morts dit le papier.... " A Njombe Penja, les droits fondamentaux des gens ne sont pas respectés."
Puis-je ne pas en être ému ou, plus exactement, indigné ?
ABREUVER :
Les bulletins reçus mois aprés mois d'une des autorités professionnelles dont dépendent, plus ou moins, les viticulteurs, titraient : " 1er juillet 2008 :( en janvier ) - 151 jours ; ( en mars ) : - 091 jours ; ( en avril ) : - 061 jours "...
Hier Sud-Ouest titrait : " Agrément des Aoc " : retard pour la réforme " sans plus de précisions, ni de détails pourtant professionnellement urgemment nécessaires !
Bien que nous soyons un peu loin l'un de l'autre, je devine le léger sourire un peu moqueur sur le visage de cette bonne Madame Michu !
Retard ou Annulation... ou " Réforme de la réforme "..;
Grâce à notre téléphone " net ", je vais l'appeler pour lui demander son avis.
Va-elle me demander " est-ce-que le bulletin de juillet indiquera : " Réforme AOC : +...... jours " ?
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