L'iris de Sue... The Sue's iris.... Tzvetan Todorov... Germaine Tillon.
Dans notre cour intérieure, une fleur s'ouvre... le premier des trois " iris " reçus de Sue, en provenance des Etats-Unis, des environs de Boston comme déjà dit... Elle est belle ... Le bulbe a pris.
De " L'iris de Sue " à " L'iris de Suze " ... de Jean Giono, il n'y a qu'un léger ( et un peu tiré par les cheveux ! ) glissement sémantique par des chemins de traverse qui nous améne à Tzvetan Todorov et Christian Bromberger, tous deux co-auteurs chez Actes Sud - www.actessud.fr - de " Germaine Tillon : une ethnologue dans le siècle ", reprise de la " 1ère Conférence Germaine Tillon d'anthropologie méditerannée " qui s'est tenue à la Maison des Sciences de l'Homme... d' Aix en Provence en mars 2002.
D'abord un hommage à Todorov pour le remercier de nous avoir " ouvert " - avec quelques autres - à l'Est Européen dont il était issu et de nous avoir donné ainsi conscience qu'un autre nombreux avait autant goût à la liberté que nous, gens de l'Ouest,... et qu'il nous fallait les aider fermement, mais discrétement, à y accéder.
( Todorov a souvent écrit dans Esprit, revue à laquelle se sont abonnés dès qu'ils l'ont pu des coopérants tchèques, bulgares, et autres estiens rencontrés en Algérie dans les années 70-80... premier pas peu-être intellectuel, mais évident pour eux, pour sortir de leur " ghetto ". )
Dans sa contribution au livre cité, Christian Bromberger écrit ( pages 73- 74 ) :
" Nul doute, comme le font remarquer les critiques, que l'honneur et la honte, l'exaltation de la virilité, le clientélisme, etc... ne sont pas propres aux sociétés méditerranéennes ....
... Seulement doit-on ajouter ces valeurs connaissent une accentuation singulière dans la plupart des sociétés méditerranéennes...
... Un bon baromètre de cette intensité idéologique nous est fourni par la littérature et Germaine Tillon s'en est, à juste titre, servi, se référant tout aussi bien aux tragédies grecques qu'à Mère Méditerranée de Dominique Fernandez. Il est vrai qu' il y a beaucoup à apprendre de l'éthos d'une culture au travers des oeuvres qui s'ancrent dans un contexte local, celle par exemple de Leonardo Sciascia, de Carlo Levi, de Salvatore Satta, d'Ismaïl Kadaré, de Nikos Kazantzakis, de Lawrence Durrell, de Naghib Mahfouz ou encore de Frederico Garcia Lorca et de Jean Giono ( celui de Regain plutôt que celui du Hussard Sur le toit) ... "
" Le Harem et les cousins " est un écrit qu'auraient du lire tant certains juges que certains commentateurs, même ministre, d'un récent et triste procés..
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