Au temps où il me fut demandé de siéger au Conseil d'Administration de France Algérie - ce que je fus tant que je le pus - il me fut donner de renconter Germaine Tillon, pour moi plus qu'une aînée : une référence.
D'elle , je ne savais pas tout, en particulier qu'en 1942, l'année de ma naissance, elle prit le chemin de Ravensbruck où elle retrouva sa mère qui y mourut et où elle écrivit... une opérette.
Germaine Tillon rejoint là Hélène Berr.
Je savais d'elle qu'elle avait fondé en Algérie les " Centres Sociaux " qui avaient employé celui que je tiens pour un très grand écrivain, Mouloud Feraoun, lequel fut lachement assassiné par l'OAS en mars 1962.
Ses oeuvres nous demeurent accessibles, ornées le plus souvent de délicieux dessins : " Le Fils du Pauvre " - " Chemins de Kabylie " - " La Terre et le Sang "... - www.editionspoints.com -
Je n'oublie pas la propre oeuvre de Germaine Tillon : " Le Harem et les Cousins "..
J'y fus initié en Alger par le Père Samson qui, je crois, y demeure encore... une des personnalités-clés des années d'avant et d'après l'indépendance pour la connaissance du pays.
C'est dans un même mouvement que du fond de ma liberté, exercercant dans un sens tout différent qu'hier mon " devoir de mémoire ", je souhaitais saluer - et remercier - ces " justes ", les trois ensemble.
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