Dire sa reconnaissance : Julien Gracq - Christian Bourgois.
Je n'ai aucune qualité particulière pour prononcer l'équivalent d'un éloge tant de Julien Gracq que de Christian Bourgois, deux éminentes personnalités des Lettres Françaises.
Seulement pour les remercier et leur dire ma gratitude.
Tous deux étaient des créateurs.
Comme le vigneron prend les raisins pour en faire du vin, le premier prenait les mots de notre langue pour en créer des phrases au rythme et à la sonorité si particuliers et le second prenait les écrits d'autrui pour nous les donner à lire.
Gracq est entré en Pressac par son édition José Corti, puis par La Pléiade comme s'il en était attendu une lecture nouvelle par le changement de forme, de l'in quarto à découper soigneusement au papier bible.
Et puis que voulez-vous ? " Le château d'Argol" était un titre pour cette maison comme le fut " En lisant, en Ecrivant".
Christian Bourgois qui reçut à temps un hommage justifié au Centre Pompidou est entré ici plus récemment à travers sa collection de poche " Titres" qui doit en être aux environs de son soixantième numéro, dont une bonne quinzaine furent lus ou sont à lire.
Tout ceci le jour d'une première visite danoise, un proche, je l'espère, d'Elseneur et de notre cher Hamlet.
Car enfin Christian Bourgois qui disait " Mon catalogue c'est ma vie" comme Julien Gracq qu'a du souvent vivifier dans sa modestie extrême la rivière Loire n'ont-ils pas avec constance cherché à répondre à cette éternelle question : " Être ou ne pas Être " ?
Ici tout repose pour quelques jours : G, les vignes, le vin.
Pour ma part, je m'agite !
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