Gerbebaude 2007 - Tancrède... ou le futur
Du calme ce jour après les "passions" exprimées hier... d'autres viendront en leur temps qui murissent doucement, à "contre-saison" !
Laisser leur le temps de remonter à la surface.
Je vous en dois une cependant : la mugnificence de la représentation, hier soir, au TNBA - www.tnba.org - du "Divan du Tamarit" de Fréderico Garcia Lorca autour de Vincent Pradal ( j'avais vu en son temps au Théâtre des Abbesses le "Romancero Gitan" du même par le même, une merveille également ), d'un autre chanteur et d'une chanteuse, de deux diseurs, d'une danseuse et de trois musiciens... à moitié en français, à moitié en espagnol... de la vraie et pure poésie autant par ce qui fut entendu, compris ou pas, que par l'atmosphère de ce spectacle... les co-producteurs en sont si nombreux qu'il pourrait être possible pour vous de le "vivre".
Je songe à ce qui nous "manque" de l'oeuvre de Lorca s'il avait pu vivre une vraie durée de vie, au delà du 19 août 1936.
Gerbebaude 2007 donc ce jour... une gente tarte aux fruits et du champagne avec nos "vignerons", Fernando et Emmanuel qui ont achevé les écoulages voici quarante huit heures.
Refus général de parler des vendanges 2007 et plus généralement de l'année viticole qui vient de s'achever : " noir, c'est noir".... et "le noir est aussi une couleur"... voyez votre disquaire, voyez votre libraire : ils vous expliqueront... et Johny restera ainsi Français !
Bienvenue à l'année vinicole 2008... au climat nettement meilleur à venir... au froid présent... aux myriades de promesses écologiques.... " les promesses n'engagent que ceux qui y croient" dixit "vox populi"... dont nous sommes !
La conversation évolue peu à peu sur les difficultés que connaît probablement une partie de notre environnement, pas seulement viticole, mais plus généralement : coût réel des maisons récemment construites et charges d'endettement, importance des distances à parcourir et leur prix tant financier qu'humain : Libourne est à 20 kilomètres , Bordeaux à plus ou moins 40... multipliez par 2, éventuellement par 2 voitures, incluez la hausse du prix du gaz-oil... nous ne sommes ni niais, ni naïf... aussi "solidaires" que nous le pouvons.
Un ami passe : d'où vient le prénom de Tancréde, porté par un des héros de l'immortel "Guépard", le roman comme le film ?
Non de Voltaire qui a repris ce prénom dans un écrit célébrissime...
D'un chevalier italien - d'où la filiation - qui s'illustra lors de la Première Croisade... : "Que tout change pour que rien ne change".
Après tout nous sommes ce que nous sommes
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