Du coton et du vin ...ou du vin dans le coton !
Ne croyez pas une seconde que je béatifie tout ce qui s'est passé dans le secteur cotonnier U.S. le temps de sa contruction, pas plus qu'aujourd'hui.
John Ford en son temps nous a suffisamment montré la détresse de ceux qui y travaillaient pour qu'il soit nécessaire d'aller voir ce qu'il y a derrière le miroir : encore et toujours Alice !
Ceci étant, dans le même temps où chaque agriculteur de ce secteur progressait dans la mécanisation de son exploitation, il participait au fur et à mesure de leur apparition à diverses coopératives qui s'intéressent aujourd'hui au transport du coton du champ à l'usine, au premier travail de celui-ci, à la production d'huile et de divers autres sous produits de plus en plus complexes, à la vente de ces divers produits...etc. Il en est résulté l'acquisition locale de compétences aujourd'hui exportables, par effet de masse et obligation d'évoluer vers de moindres coûts.
Je ne sais rien de la comptabilité agricole U.S. ; mais je tend à penser que personne n'est perdant du fait de cette organisation parfaitement efficiente, hors toute discussion sur le montant des subventions...vaste autre sujet !
Quant à notre bon vieux vignoble bordelais, il ne s'est jamais intéréssé à l'aval de sa production ( pas beaucoup plus d'ailleurs à l'amont : tous les fournisseurs essentiels sont aujourd'hui propriété de coopératives maïsicoles des Landes et des Pyrrénées-Atlantiques ! ), du moins d'une façon collective : pas de coopérative locale de traitement des marcs,de fabrication de cuves en inox ou acier,de tonnellerie, de bouchonnerie, de fabrication d'étiquettes... tout relève du secteur privé et beaucoup de ces activités se sont plus ou moins délocalisées de la région immédiate. L'effet "emploi" de ce secteur est donc bien moindre qu'il pourrait être et, sans doute aussi, les revenus des viticulteurs .
Fin de cette divagation : il est temps que je retourne au chai : c'est "vendange" today.
Arrivederci !
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