N'ayant point tout avoué, je complète :
- le Journal " Le Temps " - www.letemps.ch - lu ( en partie ) sur le net tous les matins
- son chroniqueur " Arts Plastiques " - également retrouvé tous les mois dans " Les Etudes " - www.revue-etudes.com - Laurent Wolf, le " meilleur passeur " que je connaisse en matière de Beaux Arts,
- ses divers collègues en critiques de livres que j'ausculte chaque samedi matin ... pour y puiser quelque lecture supplémentaire ou quelque confirmation de lectures,
- Alberto Giacometti à propos duquel Jacques Chessex écrit dans " Les Têtes " :
"Giacometti, c'est la structure, la tension du dedans projetée à l'extérieur quand la masse reste à façonner, à violer, conquise sur le secret nodal, central et comme impénétrable des têtes ....
La fureur excave les volumes de Giacometti jusqu'à l'os, s'il pouvait aller plus loin il le pulvériserait jusqu'au blasphème. Et sa sculpture avec lui ....
Giacometti, Suisse des Grisons, se moque de Dieu et abomine le destin de l'hommre. La tête de l'homme est misérable d'être vouée à rien, et sur le trajet du rien, d'etre accablée d'effroyable maux. Et la tête de l'homme résiste à cette fatalité. Ce qui est à sculpter, donc à montrer dans le désastre, c'est le totem de la tête quand même, de la tête malgré, de la tête revenue des grottes d'il y a trente mille ans où guettent le fauve et la horde ; et la tête happée dans la grotte d'aujourd'hui où menacent le four crématoire et extermine la Bombe.
Il y a un paradoxe Giacometti : enlevant, soustrayant, diminuant, creusant, et pratiquant en même temps une aggravation du mal plastiquement magnifique et hors du temps. Ou de tout temps la tête ravagée, durable , en proie...."
( A titre de note de bas de page : une sculpture de Giacometti figurait au milieu d'une des 120 expositions de photos que Robert Delpire - " Delpire & Cie " - www.mep-fr.org - organisa soit au Palais de Tokyo, soit en l'Hôtel de Salomon de Rotschild - lieu que je regrette infiniment pour sa poétique - maintenant " transféré " au Jeu de Paume .... il y a là dessous toute une histoire des lieux d'exposition à Paris qui mériterait quelque dévoilement ).
- Ferdinand Holder, hélas loupé à Orsay, mais examiné à la loupe dans le catalogue ...
( Pour en revenir à Chessex, lisez dans " Les Têtes " le chapître consacré à " La Sainte Face " .... époustouflant ! )
.... et, à découvrir par l'ignard que je suis : Gustave Roud, paysan et poète ou poète et paysan.
-